VIOL

 

 

 

Le mot est rappelé, martelé même peut-on dire depuis le début du mouvement «  Mee Too ». Il est fort bien sûr, tragique, inacceptable. Mais il pourrait l’être encore plus. Le Robert historique nous le rappelle. Le violeur fut longtemps le placide joueur de viole. Celui qui agresse, n’écoutant que sa pulsion mortifère, et victimise ses proies, avait alors (Moyen-français) un autre nom : « violateur ». Le mot a été pensé sur un autre adjectif « Profanateur ». Violer, c’est profaner, c’est-à-dire littéralement ôter le sacré de la vie.

Mariette Darrigrand

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