Ne me touche pas

 

 

 

 

L’expression  « Ne me touche pas » est rare. Elle a curieusement été prononcée deux fois cette semaine. Ce matin, jeudi 18 octobre, d’une voix douce, par Catherine Laborde au micro de France inter où elle parlait de la maladie de Parkinson, dont elle souffre. Il y a deux jours, avec violence, par Jean-Luc Mélenchon, pour s’opposer à la perquisition des locaux de la France insoumise. Dans un cas, elle était destinée à tenir la maladie à distance. Dans l’autre, à se doter d’une supériorité sacrée. Elle réfère, quoi qu’il en soit, au Christ quand il sort du tombeau et dit à Madeleine, qui n’en croit pas ses yeux : Noli me tangere. Ne me touche pas, Ne me retiens pas ici-bas car j’appartiens désormais au divin… Ce symbole culturel, souvent représenté en peinture, aura ainsi eu, dans notre actualité, deux prolongements opposés : une manière d’éloigner le Mal. Une manière de s’approprier le Bien…

Mariette Darrigrand

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