FAKE NEWS

 

 

 

Ont été donnés cette semaine, les résultats de la 31ème enquête La Croix/Kantar sur le rapport des français aux médias.

En baisse structurelle, la confiance. amorce cette année, une remontée en faveur des journaux traditionnels. Argument fort : contrairement aux réseaux, ils sont capables de vérifier leurs dires et de produire une information de qualité. Les fake news profitent donc aux médias sérieux, à la belle ouvrage, au vrai quatrième pouvoir. Une fois n’est pas coutume, il faut commencer par remarquer cet aspect du résultat.

Il faut également l’évaluer à la bonne aune. En effet, qu’est-ce qu’une fake news ? Rien d’autre qu’une paire de fausses Ray-Ban… Le mot « Fake » appartient au vocabulaire de la contre-façon… Il ne veut pas dire « faux » (false), mais  « pâle imitation ».  

Autrement dit, il milite à sa façon pour son contraire : la vraie marque, avec son savoir-faire et son éthique. Sur ces sujets, le consommateur parle  tout autant que le citoyen. C’est avec ce pragmatisme économique qu’il faut regarder la hausse des abonnements au New York Times ou au Washington Post dans l’Amérique de Trump. Par temps troubles, la qualité reste un repère. Et elle a un coût, que le public semble près à payer. Du côté des rédactions, la question se pose donc : est-ce que les journalistes sont prêts, eux, à travailler pour des marques ? C’est-à-dire selon une relation directe (pas seulement par la publicité) avec le monde du commerce ?

Mariette Darrigrand

Facebook
Twitter
LinkedIn