Ethique

 

C’est officiellement au nom de l’« éthique » que la femme politique Sylvie GOULARD vient d’être refusée par les euro-députés alors qu’elle postulait à la Commission européenne. Nul doute que les luttes politiciennes soient à l’œuvre et que la frontière de l’honnêteté ne soit singulièrement brouillée…

Toutefois, sur le plan strict de la communication, la chose est explicable et nous indique où est la norme idéologique. L’éthique est devenue argument : argument positif ou négatif, elle est un énoncé capable de faire pencher la balance de l’adhésion dans un sens ou dans l’autre. Un énoncé commercial.

Au moment où le moindre rouge à lèvres doit démontrer qu’il est éthique : ne contient pas de paraben, n’utilise pas trop d’eau… A l’heure où le moindre tee-shirt doit prouver qu’il n’a pas eu recours au travail d’enfant, que son coton est recyclable, etc… personne ne peut plus faire l’économie de cette dimension. Surtout les politiques…

L’éthique fait désormais partie de l’étiquette…

On est loin, il est vrai, de l’œuvre gigantesque de Baruch Spinoza, philosophe hollandais du 17èmesiècle, qui consacra la sienne à la rédaction (en latin) de son Ethica

Et fut de ce fait excommunié…

Mariette Darrigrand

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